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La Ryder Cup des Chefs

Un trophée signé François Grimoin, la légende Pierre Wynants en parrain et deux équipes de quatre chefs, belges et luxembourgeois, réunis pour une cause unique : faire sourire les enfants. Découvrez le jury, les équipes et l’esprit de cette Ryder Cup gastronomique.

Un chef dresse des assiettes gastronomiques

Le Trophée Pierre Wynants

Pierre Wynants derrière le trophée en verre qui porte son nom
Pierre Wynants

Le trophée

Le Trophée Pierre Wynants est une œuvre de François Grimoin, artiste à la fois photographe, sculpteur, réalisateur et commissaire d’exposition. François Grimoin a exposé récemment à la Biennale de Venise, à Singapour, à Saint-Pétersbourg et à Monaco, ainsi qu’à Paris, Bruxelles et Londres. La photo lenticulaire, la réalité augmentée et la sculpture sont aujourd’hui ses principaux moyens d’expression.

Portrait en noir et blanc de l’artiste François Grimoin
François Grimoin

Pierre Wynants, la légende

Il est possible d’avoir été traité de « bon à rien » dans une grande école hôtelière et de décrocher plus tard trois étoiles Michelin et quatre toques rouges au Gault&Millau ! S’il est bien un cuisinier qui n’est plus à présenter en Belgique, c’est Pierre Wynants, le plus emblématique de tous. Troisième génération du « Comme chez Soi », il a marqué son époque et, plus encore, la reconnaissance de la cuisine belge à travers le monde. Pour beaucoup, son nom reste associé à quelques plats signatures, comme la sole relevée d’une mousseline au riesling, toujours proposée par son beau-fils Lionel Rigolet et son petit-fils Loïc dans une maison devenue centenaire cette année.

Les chefs en compétition

Deux équipes de quatre chefs s’affrontent : la Belgique face au Luxembourg.

Équipe Belgique

Portrait du chef David Martin

David Martin, « La Paix » et « Palais Royal », Bruxelles

Du Lot-et-Garonne à Bruxelles, en passant par Londres et Paris. Voyageur infatigable des saveurs, David Martin officie à la fois à « La Paix », deux étoiles Michelin, et au « Palais Royal ». Deux enseignes différentes mais si proches par l’exigence. La plus récente invite à un voyage sensoriel où nuances, contrastes et subtils accents épicés s’entrelacent harmonieusement.

Portrait du chef Lionel Rigolet

Lionel Rigolet, « Comme chez Soi », Bruxelles

« Comme chez Soi » n’est pas seulement un restaurant, c’est une maison. Nous n’y venons pas « manger », nous venons « chez nous », aime à dire Lionel Rigolet, son chef emblématique. L’adresse, aujourd’hui centenaire, reste le symbole vivant d’une gastronomie belge à la fois patrimoniale et en perpétuelle réinvention : une cuisine de produits de saison, riche en associations d’épices, avec toujours le même leitmotiv, le produit, les textures et la justesse.

Portrait du chef Giovanni Bruno

Giovanni Bruno, « Senzanome », Bruxelles

Enfant de Sicile, Giovanni Bruno incarne l’élégance discrète d’une haute gastronomie italienne fidèle à ses racines. Sa précision technique, son respect du produit et sa vision contemporaine en font un véritable repère pour ses pairs. Au « Senzanome », chaque plat raconte une histoire d’Italie, entre noblesse et retenue, avec la générosité du Sud dans une exécution subtile.

Portrait du chef Charles-Edouard Jeandrain

Charles-Edouard Jeandrain, « Attablez-vous », Namur

Idées ludiques et saveurs classiques : Charles-Edouard Jeandrain aime surprendre. Sa cuisine est résolument française, mais moderne et vivante, à la fois gourmande et visuelle. Elle fascine par le traitement des ingrédients tout en restant attentive à la variété des textures. Un vent frais qui donne de l’énergie.

Équipe Luxembourg

Portrait du chef Yves Mattagne

Yves Mattagne, « Sensa » (Anatura), Weiswampach

Sea Grill, Villa Lorraine et bien d’autres références. Aujourd’hui aux commandes de « Sensa », le restaurant d’Anatura, le chef multi-étoilé Yves Mattagne ne cesse de surprendre. Quarante ans de carrière portés par une vision forte : une créativité sans limite, nourrie par de nombreux voyages, et une envie constante de se réinventer.

Portrait du chef Cyril Molard

Cyril Molard, « Ma langue sourit », Moutfort

Deux étoiles au Michelin. Dans son restaurant intime et tendance, orné de tableaux colorés, Cyril Molard ne laisse rien au hasard. Chaque détail est étudié, ses accompagnements créatifs mettent en valeur des produits exceptionnels, et chaque ingrédient trouve sa place sans rien de superflu. Du plaisir et des goûts équilibrés.

Portrait du chef Ilario Mosconi

Ilario Mosconi, « Mosconi », Luxembourg

« Mosconi », c’est l’art de la gastronomie italienne sur les rives paisibles de l’Alzette depuis 1986, et une histoire d’amour qui unit Ilario et Simonetta. Ensemble, ils magnifient les traditions de leur pays natal avec une passion rare et réinventent les classiques avec une modernité subtile, parfois audacieuse. Une adresse où la tradition flirte avec l’avant-garde et où chaque assiette devient une œuvre d’art.

Portrait du chef René Mathieu

René Mathieu, « Airfield », Findel

Le « druide du végétal », selon le Gault&Millau. Une étoile Michelin et une étoile verte Michelin. René Mathieu sublime légumes, herbes et fruits avec une créativité rare. Ses menus sont un voyage à travers les saveurs et les textures, avec souvent des herbes et des plantes sauvages, pour une expérience sensorielle qui respecte et valorise la nature.

Le juge arbitre

Portrait du chef Pierre Résimont

Pierre Résimont, « L’Eau Vive », Arbre

En 1994, à 25 ans à peine, il offre à « L’Eau Vive » sa première étoile Michelin. Il décroche la deuxième en 2012. Depuis, Pierre Résimont partage sa passion pour une cuisine riche avec une régularité exceptionnelle. Son savoir-faire donne aux saveurs familières une tournure inventive, avec raffinement et générosité.

Pierre Marcolini, Bruxelles

Portrait du chocolatier Pierre Marcolini

C’est le pâtissier et chocolatier belge le plus reconnu dans le monde. Parmi ses nombreuses récompenses, épinglons le titre de champion du monde de pâtisserie remporté à Lyon en 1995. Depuis, Pierre Marcolini poursuit chaque jour sa quête de perfection. Visionnaire, il a transformé la tablette rectangulaire en carré et la praline en palet fin, offrant ainsi au chocolat ses lettres de noblesse.

Texte : Alain de Fooz, journaliste épicurien, amoureux des mots et des saveurs vraies.